En juillet 1998, la guerre est finie, Louis serge rentre à Brazzaville. Pour gagner sa vie, il fabrique des aquariums, des meubles et fait des bricoles dans la déco intérieure
En avril 2001, un restaurateur de Brazzaville « LE CHRISTELLA », lui demande de décorer son salon de thé et de trouver des supports autres que les tables pour des pots de fleurs, une idée lui vient en tête ; découper les pots et les accrocher aux murs.
A sa grande surprise, les vases muraux qu’il a nommé « kokama » (s’accrocher dans sa langue maternelle), vont séduire la clientèle du restaurant. Plus un jour ne passe sans qu’il ne reçoive de commande, il s’approvisionne en poterie auprès des potiers de la place
En 2002, Monsieur Armand MATONGO, ami d’enfance et promoteur culturel décide de le faire connaître au grand public en lui permettant d’exposer des aquariums et sa collection de vases muraux (Kokama) au deuxième salon de l’artisanat d’art organisé par l’hôtel « LE MERIDIEN Brazzaville ».
Les vases muraux remportent un vif succès, l’agence nationale de l’artisanat (ANA) va par la suite l’inviter à participer à plusieurs expositions collectives sur le plan national, le succès est tel que dans le milieu des artistes on finit par l’appeler « Monsieur Kokama ».
De 2004 à 2006, Louis serge expose en permanence dans la cafete du centre culturel français qui à cette période devenait sa vitrine et son lieu de rendez-vous.
En sillonnant les ateliers de poterie pour commander des pots à découper, il va faire la connaissance de MIZERE joseph, céramiste talentueux, formateur des potiers handicapés. Mizere apprécie son talent, l’encourage et va lui conseiller de s’investir dans la poterie. En 2006, il s’équipe et monte son atelier depoterie.
En 2006,un céramiste français, Olivier TROTMAN qui a apprécié ses œuvres en France, décide de descendre le rencontrer à Brazzaville pour un échange. Il a dans ses bagages un équipement et des livres de poterie qu’il offre à Louis serge.